04 décembre 2008

Sarkozy traque la jeune délinquence...

Jeudi, 4 décembre 2008

A l'heure où le Gouvernement propose de ramener à 12 ans au lieu de 13 l'âge minimum d'inculpation criminelle, il est utile de savoir aussi ce qui se passe en douce, loin des médias...

Commentaires du webmestre sur les trois textes ci-dessous
Commentaire et ajout d'un lecteur

Avertissement du webmestre :

Comme tout ce qui circule sur Internet, les infos ci-dessous doivent être prises avec circonspection, il est toujours très difficile de vérifier de tels faits quand on est loin, quand du temps s’est écoulé, quand on ne connaît pas de témoins directs.

Toutefois, les liens présents sur les articles de presse relatant ces faits semblent assez solides. Et ce n’est pas le genre d’information que l’on diffuse à la légère. C’est pourquoi nous nous permettons de nous faire le relais de l’info – car le sujet est grave, et mérite, s’il est avéré, toute notre attention – et même d’y ajouter, à la fin, nos propres commentaires.

Maintenant, attachez vos ceintures, et bonne lecture !

1 ) Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

Bonsoir,

Hier (fin novembre 2008) s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.

A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause.

Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides. C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.

Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci, Emmanuelle, pour le Réseau Éducation Sans Frontières 38

2) Ecole des Métiers du Gers

Lundi 17 novembre 2008, 10h.30

(récit de Patrick Poumirau, professeur témoin des faits) (Vous pouvez également écouter le récit de vive voix par le fichier sonore « la-bas.mp3 » attaché)

Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal.

Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.

Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent.

Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.

Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte.

Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! »

Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente.

La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.

Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte.

Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable.

Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.

Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que ces gens-là , les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes.

Mercredi 19 novembre 2008

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495235-Les-gendarmes-traquent-le-shit-dans-les-cartables.html

3) Collège de Marciac (32)

Un papa un peu bouleversé et très en colère !!!

J'ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J'étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées....Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage....

Bref je reste interrogateur !

Mais voilà que ce WE, j'accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l'intérieur de moi.... révolte...... que faire ???

J'ai demandé à Zoé d'écrire ce qu'elle me disait là . Elle a accepté.

Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :

«  Il nous l'avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n'était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s'est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »

Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l'oeuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s'est levée et s'est apprêtée à sortir mais le dresseur l'a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là , le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas
dehors : nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n'étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l'entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C'était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....

Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme : « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l'intention de tous « C'est bon arrêtez, je n'ai rien !!!!

La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m'a dit : « tu peux ranger !

J'ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j'habite.

De retour en classe, la prof m'a demandé ce qu'ils ont fait. Je lui ai répondu qu'ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j'ai eu du mal à me consacrer au math !

Tout ça c'est ce que j'ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m'a aussi raconté.

Le chien s'est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l'ont carrément emmené à l'internat où nous dormons. Le chien s'est acharné sur toutes ses affaires m'a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !

Le CPE l'a ramené ensuite au collège et elle m'a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd'hui ?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s'est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.

Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l'air aussi surpris que nous !

Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe t il ?

Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n'ont pas été directement concernés ! »

Zoé.D.R

Qu'en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ?

Il me semble important d'écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m'en avait pas parlé, je n'en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?

Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème.

Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n'en reviens pas....

Frédéric

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499588-Auch-Polemique-sur-les-controles-de-stupefiants-au-college.html

Liste d'échange entre les comités locaux.

Pour les changements d'adresses, merci d'écrire à caroline@attac.org ou eric@attac.org

Ce qui suit ne fait pas partie des articles originaux, mais constitue les

Commentaires du Webmestre :

C'est choquant, mais est-ce tellement surprenant ?
Qu'attendait-on d'autre de Sarkozy et de sa bande de "nouveaux messieurs" ?
Sarkozy s'est fait élire en flattant la frange la plus basse des électeurs
habituels du FN, et de ceux, indécis, qui auraient pu voter FN faute de
mieux: les cons, les fascistes, les brutaux. Il doit leur donner des gages,
maintenant, pour fidéliser cet électorat (que, j'en suis sûr, même JMLP ne
lui dispute pas !).
Et le rôle de la gendarmerie, est-il si surprenant ?
Oui, pour ceux qui, abusés par la pub médiatique autour de ce corps, l'ont
idéalisé, et en on fait, dans leur tête de moineau, un groupe de chevaliers
au service du Peuple, protecteur du Peuple, à la morale irréprochable,
défenseur de la veuve et de l'orphelin, ange gardien des pauvres et des
petites gens... Les naïfs, effectivement, ont de quoi être surpris.
Non, pour les lucides: la gendarmerie n'est pas une chevalerie. Elle est
faite de gens ordinaires, qui ont des aspirations ordinaires, et savent,
comme tout un chacun, se conduire mal. Je ne sais pas s'il y a des Perceval,
des Lancelot ou des Gauvain dans la gendarmerie. Il y en a peut-être, après
tout. Mais je crois qu'il y a surtout une majorité de gars qui ont trouvé ce
moyen de gagner leur vie sans trop se poser de questions, tout en
satisfaisant leur ego.
Cela, pour les individus qui composent la gendarmerie. Mais il n'y a pas de
quoi être surpris non plus si l'on considère la gendarmerie dans son
ensemble comme une personne morale
, et les missions qui lui sont confiées.
De ce point de vue là, les gendarmes sont les chiens du régime. Gardiens de
l'ordre, certes: mais du seul ordre qui intéresse les gens au pouvoir, celui
qui "règne à Varsovie", l'ordre brutal de la tyrannie. Ce sont les
gendarmes, qui, en 14-18, tirent par derrière sur les troupes françaises qui
n'avancent pas assez vite au front. Ce sont les gendarmes qui, en 39-45,
arrêtent sans état d'âme les résistants, les juifs et autres opposants à
l'occupation. Ce sont les gendarmes que Mitterrand, alors ministre de
l'Intérieur, en 1956, envoie tirer sur une foule de grévistes. Plus près de
nous, ce sont les gendarmes qui ont terrorisé, harcelé, intimidé tous les
témoins de l'affaire d'Outreau, au point de mener en prison nombre
d'innocents. Ce sont les gendarmes qui, plutôt que de prendre à bras le
corps le vrai problème de la délinquance urbaine, (le Pouvoir le leur
interdit !), se consolent comme ils peuvent en harcelant le citoyen moyen
pour des questions de ceinture de sécurité ou de 56 km/h en ville. Ce sont
les gendarmes - un de leurs syndicalistes l'a admis dans une interview à
France-Inter il y a quelques jours - qui doivent faire chaque jour tel quota
de contraventions, parce que leur chef de corps le leur demande, parce que
le ministre l'exige, parce qu'il faut faire rentrer des sous !
Ah ! La belle chevalerie que voilà !
On entend souvent dire chez les naïfs, toujours eux, que la police est
pourrie, mais la gendarmerie, non, ça c'est du solide, il y a une morale
chez les gendarmes, c'est d'un autre niveau, avec eux on est sûr d'être
respecté même si l'on a commis un délit...
Naïfs, va !
Je ne saurais dire si la police est pourrie. Au vu des flics que je connais,
je dirais: pas tant que ça !

Les flics vivent au milieu du Peuple. Ils ont des appartements en ville
comme tout le monde, ils saluent leurs voisins et achètent leur baguette de
pain à la boulangerie du coin, comme vous et moi. Ils ne vivent pas en
caserne en se prenant pour une élite devant se préserver à tout prix du
vulgum pecus
. Les flics sont des civils: ils ont des armes légères, hésitent
beaucoup à s'en servir, et aucun matériel blindé.
Les gendarmes sont des militaires. Ils ont tout le matériel lourd des
militaires, armes lourdes, blindés, etc... Et leur mission en fait des
militaires tournés, non pas vers l'extérieur comme les autres, mais vers
l'intérieur. C'est une armée, suréquipée pour pouvoir, au besoin, taper sur
son propre peuple
.
Je ne dis pas que la gendarmerie est pourrie. Je dis qu'elle est odieuse.
Delenda Carthago !

Le Webmestre

Voici, ci-dessous, une nuance apportée à ces propos par un lecteur. Je ne publie pas cet ajout en commentaire, mais bien à la suite de mon texte, car il le complète, à mon sens: que l'Etat instrumentalise et manipule les gendarmes apparaît comme une évidence, dans la mesure où, comme je l'ai dit plus haut, la Gendarmerie est son outil pour taper sur le Peuple, rien d'étonnant, donc, à ce qu'il s'en serve. Que des gendarmes se sentent mal à faire ce sale boulot, on peut le comprendre, et en ces périodes de chômage aggravé, on ne peut même pas leur dire: Faites autre chose !
Il n'en reste pas moins vrai que l'Etat-voyou ne peut utiliser les gendarmes que parce que les gendarmes ne se sont jamais révoltés contre cette utilisation. On a vu les flics faire des manifestations, des fonctionnaires faire grève - tous payés par l'Etat, mais pourtant révoltés contre lui. Les gendarmes, jamais ! Chiens fidèles jusqu'au bout, ils lèchent encore la main qui les frappe. Et si cette main leur ordonne de tuer, ils tueront.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai une dent contre eux. Mais voyons ce qu'a à en dire ce lecteur:

"J’ajoute que la technique de manipulation des gendarmes et des flics à laquelle se livre cet Etat sans honneur consiste également à rendre volontairement les forces de l’ordre impopulaires en les impliquant dans des missions de répression excessives de harcèlement envers les citoyens ordinaires. En emmerdant le monde pour une ceinture mal accrochée, une cigarette dans un bar à demi fermé, ou un dépassement de 10 kmh en ville en descente sur une ligne droite, non seulement l’Etat Voyou ramasse du pèze mais en plus il rend les flics et les gendarmes antipathiques à la population, divisant ainsi pour régner, accentuant leur sentiment d’isolement et de dépendance à l’institution et donc à la hiérarchie et les coupant du peuple dont ils sont issus et qu’ils sont censés protéger.
Parallèlement la population qui voit l’inefficacité de ses organes de sécurité (plaintes non prises, désinvolture blasée quant à la résolution des délits, abandon de zones entières) cesse de se sentir protégée, son désarroi croit et déjà précarisée économiquement elle le devient physiquement, ce qui permet de lui imposer n’importe quelle condition de vie et n’importe quelle politique.
Tout ceci est absolument volontaire et repose sur la connaissance des comportements humains médians , en particulier sur le fait qu’un individu sera d’autant moins enclin à prendre des risques quant à sa situation présente et d’en expérimenter une autre que l’actuelle sera précaire et l’environnement hostile . C’est très exactement la même méthode , ici employée dans le domaine sécuritaire qui est à l’oeuvre en matière d’emploi , le chomage endémique organisé par le capital mondialisé et l’immigration clandestine objectivement encouragée crée un sentiment de précarité permettant d’imposer la régression sociale.
LANDRU "

Oui. C'est vrai. Je vais verser une larme pour ces pauvres gendarmes, promis, dès la prochaine fois que j'épluche un oignon. Le Webmestre.
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Posté par Richard07 à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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