24 novembre 2008

La Perte d'Identité

La perte d’identité

Française et autres…

Cela fait des années, depuis mon adolescence, que j’observe la – lente au début, puis de plus en plus rapide – décomposition, déconfiture, de toutes les forces qui font notre identité.

Cela a commencé par le sentiment national. En 68 (j’avais 18 ans), pour nos joyeux « intellectuels de gauche », le nationalisme, c’était ringard, et ils nous le faisaient bien savoir.

En parallèle, à l’œuvre depuis la fin de la guerre, il y avait la diabolisation de la conscience raciale – renommée « racisme », et chargée de tous les péchés du monde. Il est vrai qu’une certaine sorte de sentiment racial, prônée par deux états totalitaires jusqu’en 1945, avait un peu fait du dégât…

Le sentiment de puissance, et de supériorité, réelle ou supposée, de l’homme blanc, nous a été proprement éradiqué par notre très cher De Gaulle, fortement aidé, encouragé, poussé par les USA et l’Angleterre, qui n’ont eu de cesse de réduire à néant l’empire colonial de la France.

Donc, nous ne pouvions plus être ni racistes, ni colonialistes, ni nationalistes.

Il nous restait, pour un temps, d’être français de culture – à défaut de nation –, blancs, européens, chrétiens, et francophones.

C’était encore beaucoup – trop pour nos contempteurs.

Depuis Mitterrand, tous ces points ont été attaqués : la culture française disparaît petit à petit, diluée puis dissoute dans la grande uniformisation américanoïde ; la race blanche, encore majoritaire dans ce pays, ne l’est plus pour longtemps, au rythme où l’on nous importe massivement de braves gens venus d’Afrique et d’Asie ; l’Europe, ce grand pétard mouillé, qui aurait pu nous plaire s’il s’était agi de celle des peuples, n’est devenue que celle des marchands et des spéculateurs, provoquant ainsi le rejet écœuré par la population ; la chrétienté se serre frileusement autour de ses vieux curés et pasteurs, n’osant plus s’affirmer tant elle est vilipendée par l’intelligentsia, et elle sera bientôt une force moins agissante que l’Islam augmenté du Judaïsme, avant que le Bouddhisme chinois ne prenne définitivement le dessus ; quant à la pauvre langue française, voyez ce qu’il en reste sur les forums et autres sites Internet !

Alors, me disais-je, voyant tout cela se produire dans mon pays, faut-il conclure que l’anti-France, ennemie jurée de notre héros national super-Dupont (voir Gotlib) est à l’œuvre ?

J’ai regardé plus loin : c’est partout pareil. Si l’on croit à l’antiFrance, il faudrait admettre qu’il y a aussi une antiAllemagne, une antiItalie, une antiEspagne, etc…

Une antiEurope, alors ?

Ce serait tentant de le croire. Après tout, l’Europe, si elle se faisait vraiment, celle des peuples, celle des cultures, celle des « racines chrétiennes » que la constitution Giscard a renoncé à mentionner, celle qui porte la civilisation la plus brillante et la plus évoluée du monde, cette Europe-là aurait de quoi gêner tous ceux, USA en tête, qui entendent dominer le monde par leur propre culture, leur langue, leur civilisation, leurs valeurs… sans parler de leur puissance économique, leur natalité galopante, leur religion, leur force militaire.

Donc, on pourrait bien s’arrêter là, et dire : les USA, la Chine, l’Afrique et l’Asie se sont ligués contre l’Europe, ils sont l’anti-Europe.

Ben, ce serait trop simple. Ils ont des problèmes eux aussi ; ils ont des symptômes similaires de décadence, eux aussi ; leurs cultures, leurs valeurs sont attaqués, chez eux aussi. Ils sont en plein désarroi, eux aussi.

Alors ? C’est donc planétaire ? Mais que se passe-t-il donc ?

Il faut réfléchir un peu plus loin. Il faut remarquer, déjà, que tout cela se fait sans violence, ou presque. Ou plutôt que la violence, lorsqu’il y en a, est plutôt le fait de ceux qui luttent contre cette uniformisation de l’humanité : identitaires arabo-musulmans, nationalisme chinois, colonialisme américain, racisme religieux israélien, tribalisme africain : ce sont des gens comme vous et moi, qui se sentent dépossédés de leurs valeurs, qui en viennent à la violence pour tenter de préserver ce qui peut l’être encore !

Les forces qui nous dépossèdent de notre âme, elles, ne sont pas, dans l’ensemble, violentes. Du moins, leur violence n’est pas physique. Moralement, mentalement, spirituellement, il en va autrement.

Ces forces semblent s’être mises d’accord sur une méthode historique, tirée tout droit des recommandations éducatives du XIXème siècle : la leçon de morale assortie d’un arsenal très au point de récompenses et punitions :
« Voici ce qu’il faut faire ; ou tu le fais, et tu as un bonbon ; ou tu ne le fais pas, et tu es privé de dessert ».

« Bouh ! C’est pas beau d’être raciste (pas d’explication, juste un précepte moral asséné par « ceux qui savent »). Si t’es raciste (si tu transgresses, si t’es un « vilain »), on ne te fera pas de mal, mais tu vas être mis à l’écart de tout ce qui se passe de sympa ici, on ne t’invitera plus nulle part (la punition non-violente) ; si t’es sage, en revanche, et que tu acceptes la société multiraciale que nous te préparons, tu seras récompensé, tu pourras consommer (le « gâteau » ou le « bonbon » aux enfants sages), tu auras une télé super divertissante qui te flattera dans tous tes désirs (le « tour de manège »), etc… »

« La langue française n’est pas adaptée aux échanges internationaux. Chercheurs, publiez vos travaux en anglais (le précepte moral, l’injonction de bonne conduite): si vous ne le faites pas, vous ne serez pas lus par le reste de la communauté scientifique, vos résultats passeront inaperçus (la sanction) ; si vous le faites, au contraire, tout le monde dira que, pour un Français, vous vous soignez vachement bien ! (la récompense). »

« L’humanité est née en Afrique. Il n’est pas politiquement correct de dire autrement (le précepte moral, asséné ex-cathedra). Si vous prétendez qu’une partie de l’humanité, notamment européenne, descend de l’Homme de Néanderthal, (qui est blanc, plutôt blond, et n’existe qu’en Europe), vous êtes un raciste de la pire espèce, vos travaux seront anéantis, la parole vous sera refusée, vous serez sali, vilipendé, honni, ridiculisé (la punition). Si vous acceptez au contraire la thèse officielle, l’on dira que vous êtes un humaniste, et un grand érudit (la récompense). »

Etc. Etc…

Parmi toutes ces leçons de morale que nous recevons quotidiennement des grands dispensateurs médiatiques et politiques, il en est d’un peu plus subtiles, et déroutantes : l’on veut que nous soyons moins pollueurs, ce qui est très louable en soi, mais pourquoi cela n’est-il devenu important que lorsque les politiques s’en sont mêlés, alors que cela aurait dû l’être bien avant ?

L’on veut que nous nous unissions tous dans un grand état mondial, que nous mettions en commun toutes les ressources de la planète ; que nous ayons tous la même couleur, la même langue, la même culture, les mêmes attitudes. Pourquoi ?

Pourquoi tout cela est-il asséné, matraqué, sans cesse répété par écrit et par oral, sur toutes les ondes, dans toutes les langues, par les journalistes, les politiques, les intellectuels, les enseignants, les moralistes et philosophes de tous poils, les religieux, et même les gens simples, les gens ordinaires, les gens comme vous et moi ? Et pourquoi de façon si maladroite, si coercitive, si inacceptable dans bien des cas ?

Tout se passe comme si…

Tout se passe comme si cela ne venait pas d’eux. Comme s’ils répétaient une leçon, apprise mais non comprise. Comme s’ils transmettaient une consigneinviolable, mais pas forcément admise au fond du cœur.

Tout se passe comme si une force étrangère voulait à tout crin unir la planète, que ça nous plaise ou non, malgré toutes nos réticences, nos différences, nos résistances.

Comme si cette uniformisation était si importante, que l’on pourrait considérer comme négligeables les souffrances, les injustices, les atrocités et les abjections qu’elle engendrerait dans le cours de sa réalisation.

Tout se passe comme si les politiques, gens comme vous et moi au départ, et parfois désireux, au début de leur carrière, de donner satisfaction aux sentiments identitaires, étaient soudainement, une fois au pouvoir, mis dans la confidence de quelque chose d’énorme, qui les obligerait à changer radicalement de point de vue, et à passer dans le camp des uniformisateurs !

Alors… si l’on admet cette hypothèse… de quoi s’agit-il ? Quel est ce « quelque chose d’énorme » ?

Si j’y étais confronté, moi, serais-je retourné comme un gant, moi aussi ?

Que peut-il y avoir, de si puissant, que tout le monde soit retourné, sans exception ?

Je ne vois que deux explications possibles : surhumaine, ou surnaturelle.

Surhumaine : une civilisation supérieure, de grands initiés, des extraterrestres.

Surnaturelle : Dieu, les Anges, les Démons, que sais-je…

A chacun de se faire une opinion.

Richard BACH, novembre 2008

Posté par Richard07 à 14:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur La Perte d'Identité

    Les puissants ont toujours étaient les plus croyants. Mais ça ne veut pas qu’ils détenaient La vérité. Ils avaient tous leurs propres conceptions du monde.
    Si les Illuminatis sont si puissant aujourd’hui ce n’est pas parce qu’ils sont convaincants, mais parce qu’ils ont réussi à avoir le plus gros paquet de pognon. Et grâce à ça ils verrouillent tout.
    Dans le monde des arts, des sciences, de la politique, etc.…
    Le nombre de révélations sur des cas de dépressions au sein des gouvernements, parce que certains membres ne supportent pas ce qu’ils font (consommation de drogue et j’en passe…), condamné à faire n’importe quoi pour tenir, sinon c’est la porte.
    Dans le monde scientifique ils se tirent les cheveux, parce qu’ils ne peuvent plus faire part de leurs découvertes, les nouvelles théories ne collant pas avec le politiquement correct (lire : L’histoire secrète de l’espèce humaine de Michel Cremo et Richard Thompson).
    Quand aux Arts, si vous ne considérez pas que Jeff Koons est le plus grand sculpteur de l’histoire, vous n'avez rien compris.
    Bref, ils sont très puissants. Alors qu’ils se prennent pour des prophètes, chacun pense ce qu’il veut, ça ne me dérange pas. Mais la où ça ne va plus c’est qu’ils veulent l’imposer au monde entier. « Oui, mais c’est pour notre bien à tous » disent’ ils « nous allons bâtir au nom du grand architecte de l’univers, le meilleur des mondes ».
    Le meilleur des mondes hein, c’est étonnant que pour y arrivé ils aient recours au totalitarisme, au mensonge et la destruction. Vous ne trouvez pas ? Ah j’ai hâte de voir la suite, les pilules qui remplaceront les repas, les puces implantés dans les corps humains permettant de nous localiser en temps réel, la disparition des armées nationales, l’explosion des familles, la disparition des identités raciales et culturelle,…le paradis quoi !

    Posté par Artos, 26 novembre 2008 à 16:15 | | Répondre
  • Bien vu !

    Tout à fait d'accord, Mathias. Pourriez-vous nous en dire plus sur les Illuminatis ?
    RIchard

    Posté par Webmaster, 27 novembre 2008 à 08:44 | | Répondre
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